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vendredi 14 août 2009

BIENVENUE...













... au COURS PRÉPARATOIRE





École élémentaire publique des Arènes
14, Rue Marceau
03310 Néris-les-Bains

Madame Françoise MAILLOT-ASSOUNE, Directrice
tel : 04 70 03 12 93
ecole.neris-bains.03@ac-clermont.fr
CCP coopérative scol. n° 465 68 Z Clermont-Fd


* Le programme SLECC se place dans le cadre des expérimentations pédagogiques régies par l'article 34 de la loi d'orientation et de programme pour l'avenir de l'école (20 avril 2005) ; ainsi que par le décret n° 2005-1014 du 24 août 2005 relatif aux dispositifs d'aide et de soutien pour la réussite des élèves à l'école.


Bonjour,
Ce cahier de texte en ligne permet aux enseignants, aux élèves et aux parents, de connaître en temps réel l'avancement du programme dans la classe de CP, à l'école élémentaire de Néris-les-Bains.

- Il met à disposition (en particulier pour les élèves absents) le programme quotidien du cours.

- Le titre des leçons ainsi que le travail du soir sont quotidiennement publiés (au plus tard en fin de journée) avec un archivage mensuel.

- Il est un support de publication pour toutes les notes des enseignants à destination des familles.

- Il montre ce qu'il est possible de faire au CP, en classe SLECC, avec les programmes pédagogiques préconisés par le GRIP.


UNE CLASSE, DEUX ENSEIGNANTS...

Les cours sont assurés par Jean-Pierre PICANDET (JPP), instituteur titulaire de la classe (le mardi et le jeudi), et par Adeline ASTANIÈRE (AA), professeur des écoles, (le lundi et le vendredi).

Nous travaillons en étroite collaboration, sur des ouvrages identiques et sur une progression unique. Dans le cadre des apprentissages, nous nous attachons à employer le même vocabulaire et nous avons harmonisé le déroulement de nos journées de classe.

Depuis janvier 2008, le cours préparatoire de l'école élémentaire de Néris-les-Bains est officiellement une classe du réseau SLECC.
Validée par le conseil d'école, cette action est intégrée au projet d'école 2007/2010.

Notre classe dispose d'une boite mail commune (AA et JPP) directement accessible depuis notre ordinateur. Il est donc possible de nous joindre en classe (dans le temps scolaire) par courriel.
neriscp@gmail.com


TÉLÉCHARGER le calendrier 2008-2009, l'emploi du temps de la classe, etc.
(en ligne à la rentrée)



Les familles de nos élèves et les visiteurs réguliers peuvent être avertis automatiquement (par courrier électronique) du postage d'un nouvel article sur le bloc-notes de la classe.
Il suffit simplement d'adresser un courriel à

j-pierre.picandet@ac-clermont.fr

en notant comme objet : OK abonnement publi-postage, blog CP2008
et,
dans le corps de votre message : l'adresse mail où vous souhaitez recevoir les courriers


lundi 30 mars 2009

Réédition d'un ouvrage de Pauline KERGOMARD

Pauline Kergomard

Publié pour la première fois en 1886, L'Éducation maternelle dans l'école est l'ouvrage majeur de Pauline Kergomard. L'auteur y a réuni, classé et complété un grand nombre d'articles écrits pour L'ami de l'enfance, la revue pédagogique qu'elle dirigea et dans laquelle elle écrivit pendant quinze ans, de 1881 à 1896.
C'est l'oeuvre d'une pédagogue qui souhaitait faire partager sa foi profonde dans la puissance de l'éducation par le jeu libre des enfants de deux à six ans, puisque pour elle " le jeu c'est le travail de l'enfant ; c'est son métier, c'est sa vie ". Une éducation - physique, morale et intellectuelle, cette dernière ne devant jamais se confondre avec l'Instruction - qui aurait comme seule et grandiose ambition d'apprendre à l'enfant à observer, à écouter, à parler.
Ce livre n'est pas une méthode mais un vrai traité pour l'organisation pédagogique, didactique, et aussi matérielle de l'école maternelle. Son actualité est incontestable au regard même de la persistance de l'école maternelle et de ses problèmes récurrents que sont le refus de gardiennage et de primarisation.

Auteur : Pauline Kergomard
Editeur : Editions Fabert
Genre : Sciences de l'éducation
Présentation : broché
ISBN : 9782849220610
Prix public : 25,00

Merci à Jean-Yves pour l'information

jeudi 26 mars 2009

Question de grammaire...

Lu sur le forum slecc

QUESTION d'une enseignante
"J'ai une petite question de grammaire pour les puristes. J'aborde le sujet avec mes CE2. Jusqu'à maintenant cela me semblait clair: je leur enseignais qu'un sujet pouvait être un nom (Cosette va chercher de l'eau.), un pronom (Elle va chercher de l'eau) ou un groupe nominal (La pauvre fillette allait chercher de l'eau), je les dispensais du verbe. Le livre de grammaire de la Librairie des écoles ne parle pas de groupe nominal, le chien aboie: chien est le sujet du verbe aboyer. Qu'en pensez-vous: faut-il parler du groupe nominal sujet ou du nom ou pronom sujet ?"

RÉPONSE de Cécile REVÉRET, professeur de français en collège
"Bonjour, Je ne comprends pas bien ta question : veux-tu dire que le chien est un groupe nominal ?
Chien est un nom. Qu'il soit accompagné de son article pour l'analyse ne change rien et n'en fait, en tout cas, pas un groupe.
Par ailleurs, je me demande si c'est une bonne idée de coller ainsi : pronom sujet ou nom sujet ou même, si tu tiens au groupe nominal, groupe nominal sujet. C'est ce genre d'amalgame qui fait que les élèves confondent la nature d'un mot et sa fonction.
Il vaut mieux séparer les choses :

Le chien aboie.
Chien
-> nature : nom commun

-> fonction : sujet du verbe aboie.

Considérons maintenant ta phrase :
La pauvre fillette allait chercher de l'eau.

Si tu demandes aux élèves, ORALEMENT, de trouver le sujet du verbe, tu attends bien sûr comme réponse le "groupe" : la pauvre fillette.

Mais si tu demandes un exercice écrit, il vaut mieux leur demander l'analyse d'UN SEUL mot et jamais d'un groupe.

Ainsi, tu leur demandes l'analyse de fillette
-> nature : nom commun

-> genre : féminin,
-> nombre : singulier,
-> fonction: sujet du verbe allait.


Puis si tu veux, l'analyse de pauvre :
-> nature :adjectif qualificatif,
-> genre: féminin,
-> nombre: singulier,
-> fonction : épithète du nom fillette.


En général, renonçons à employer le mot groupe. C'est un paquet certes cohérent mais dont les élèves sont amenés à ignorer les éléments."

dimanche 25 janvier 2009

QUE VEUT-ON ENSEIGNER, pourquoi et pour qui ? Jean-Pierre Demailly

Table ronde sur les contenus :
Que veut-on enseigner, pourquoi et pour qui ?

Contribution de Jean-Pierre Demailly
, le 27 novembre 2008
Académie des Sciences; Professeur à l'Université de Grenoble I (Institut Fourier)


Les mathématiques sont aujourd'hui utilisées de manière quasi-universelle dans la conception et la production des objets de la technologie moderne. Que ce soit de manière directe par des modélisations numériques ou de manière indirecte par leur intervention comme outil et comme langage dans les autres sciences de la nature, les mathématiques sont partout, souvent à l'insu des usagers et des citoyens. Quoique plusieurs fois millénaire, la science mathématique connaît encore aujourd'hui des avancées et des utilisations nouvelles spectaculaires, sans que le rythme des découvertes ne paraisse faiblir. Pour ne citer que deux exemples parmi beaucoup d'autres, c'est en 2003 que le mathématicien russe G. Perelman est finalement parvenu à résoudre la conjecture de Poincaré caractérisant la sphère de dimension 3, en utilisant de manière essentielle les équations de la relativité généralisée d'Einstein. Ces résultats d'une grande beauté conceptuelle, qui couronnent un siècle d'efforts dans plusieurs branches des mathématiques, sont riches de conséquences pour de nombreux domaines de la science, depuis la topologie différentielle jusqu'à la physique mathématique, en passant par la théorie des équations aux dérivées partielles. Dans un domaine plus proche des applications, nous avons eu l'occasion d'entendre il y a quelques jours à l'Académie des sciences un magnifique exposé de Claude Berrou, expliquant comment les turbo-codes - une classe de codes correcteurs d'erreur - intervenaient de manière essentielle pour assurer une transmission fiable des messages en téléphonie mobile, démontrant ainsi l'impact direct sur la vie quotidienne de certaines structures mathématiques impliquées dans la théorie de l'information.

Il n'y a donc aucun doute que les mathématiques devront être encore être enseignées pour longtemps, à tous les niveaux de la connaissance, bien entendu sous des formes adaptées aux publics à qui elles sont destinées. Cependant, et peut-être davantage encore que dans les autres
sciences, les avancées récentes ne peuvent en général être enseignées qu'au niveau de la recherche, et n'ont donc pas vocation à être introduites en tant que telles dans les cursus scolaires. Les connaissances mathématiques se contruisent en effet les unes à partir des autres de manière pyramidale : il est par exemple impossible d'aborder l'étude des fonctions si on ne connaît pas déjà la numération et les opérations arithmétiques ; de même, l'étude du calcul vectoriel ne peut être entrepris si on n'a pas déjà quelques notions d'algèbre et de géométrie. Cela paraîtra peut-être paradoxal au profane, mais l'essentiel des connaissances enseignables au collège était déjà connu des Grecs et en tout cas de Descartes au XVIIe siècle, et on pourrait fort bien construire des contenus d'enseignement très riches pour le lycée en se contentant des mathématiques d'Euler de la fin du XVIIIe siècle.

Ce jugement est à tempérer par le fait que le langage et le symbolisme mathématique ont sensiblement évolué depuis cette époque, et que la mise au point de puissantes synthèses généralisant les théories antérieures permet parfois d'aborder les concepts de manière plus concise et plus efficace. Dans cette direction, je voudrais ici dire quelques mots de la réforme des « mathématiques modernes » intervenue au début des années 1970. C'est devenu aujourd'hui un lieu commun de décrier cette réforme, mais en réalité elle a comporté plusieurs volets dont certains étaient tout à fait positifs. En particulier, la réforme proposée par la commission Lichnerowicz avait introduit dans les différentes séries du Lycée des programmes qui étaient à la fois riches, rigoureux et bien construits. Sans doute avaient-ils quelques défauts, comme par exemple l'excès d'algèbre linéaire générale au détriment de la géométrie euclidienne classique ; il est également possible que ces programmes aient été un peu trop ambitieux sur le plan théorique. Néanmoins mon souvenir est que les élèves des séries scientifiques qui avaient subi un solide enseignement de géométrie traditionnelle au collège s'accommodaient fort bien de ces programmes, qui, en outre comportaient des contenus largement suffisants pour l'étude des sciences physiques. La réforme des mathématiques modernes a commencé à déraper sérieusement lorsque les programmes ont abouti à proposer un enseignement beaucoup trop formel de théorie des ensembles dès le collège, et même déjà à l'école primaire ou à la maternelle ! Or, au milieu des années 1980, le déclin qualitatif de l'école primaire et du collège provoqué par de multiples réformes régressives (recul sensible des contenus en primaire, enseignement trop théorique au collège, surtout dans le contexte du collège unique instauré par la loi Haby en 1975...) rendaient les programmes de lycée intenables - après tout de même plus d'une douzaine d'années de bons et loyaux services. Ce fut donc la réforme Chevènement de 1985, qui, dans un grand mouvement de balancier, a conduit à vider les contenus théoriques – pour ne pas dire les contenus tout court – des programmes de sciences du lycée. Les réformes suivantes, issues en particulier de l'adoption de la seconde indifférenciée et de la loi Jospin, n'ont fait que confirmer ces tendances générales régressives. Celles-ci ont souvent été menées de concert au niveau international, et la plupart des pays européens et occidentaux ont donc suivi des chemins analogues, de sorte que pour redresser la situation il serait aujourd'hui beaucoup plus utile de regarder ce qui se passe en Inde, en Chine ou dans les pays asiatiques performants (Corée, Singapour, Taiwan …) que de faire du nombrilisme européen.

De cette discussion générale, je voudrais retenir plusieurs points importants :

- La progression actuelle des programmes de mathématiques (et de sciences) est déséquilibrée entre les différents cycles d'enseignement. Le rythme et les contenus sont aujourd'hui devenus insuffisants à l'école primaire et surtout au collège ; même si le groupe d'experts des programmes de mathématiques du Lycée a tenté en 2000 de préserver des contenus substantiels, l'hétérégénéïté des élèves et l'insuffisance des horaires de sciences, notamment dans le tronc commun de la série S, font que ces contenus ne peuvent être tenus. Il en résulte une situation tout à fait catastrophique à l'université : il y est devenu impossible de rattraper le temps perdu, surtout dans un contexte où les meilleurs étudiants échappent à l'université. La formation des professeurs est sinistrée, en particulier au niveau du CAPES où les connaissances de base d'une majorité de candidats sont devenues très lacunaires. Nous sommes donc entrés dans un cercle vicieux où le renouvellement des connaissances d'une génération sur l'autre risque de ne plus être assuré. Or, l'expérience menée actuellement dans les classes primaire SLECC (environ 75 classes réparties sur le territoire, comprenant des élèves non sélectionnés) montre qu'il est tout à fait possible de réintroduire des contenus riches, avec les élèves tels qu'ils sont aujourd'hui. Les classes du réseau SLECC traitent par exemple en parallèle la numération et les 4 opérations dès le cours préparatoire ; les élèves résolvent de nombreux problèmes et les algorithmes opératoires peuvent être appris de manière complète et performante au cours des années qui suivent. A l'évidence, il y aurait besoin d'une volonté politique forte pour poursuivre cette expérience à une échelle beaucoup plus grande et sur l'ensemble des cycles scolaires, en liaison avec une réhabilitation générale de l'enseignement des sciences.

- L'un des écueils actuels est que le mouvement de balancier qui a rejeté les mathématiques modernes a abouti à éliminer aussi des programmes l'enseignement d'un vocabulaire et d'un formalisme qui étaient bien utiles, ne serait-ce que pour pouvoir formuler les questions que l'on se pose, et afin de disposer d'un support adéquat pour leur donner des réponses précises. Il ne faut pas oublier que « formaliser » un problème - c'est-à-dire traduire les données du problème en langage mathématique précis - est peut-être la première étape, la plus élémentaire, de l'activité de modélisation. Or il est patent aujourd'hui que beaucoup des étudiants de l'université ne connaissent pas les rudiments les plus basiques du langage mathématique et de la logique élémentaire. Il me semble donc qu'il convient de réenseigner le langage des ensembles dès le début du collège – les notions d'appartenance, de réunion, d'intersection de différence - par exemple en liaison avec l'étude des nombres et la géométrie élémentaire où ces notions apparaissent naturellement. De ce point vue l'introduction de l'informatique « scientifique » au Lycée – sous forme d'un enseignement de la programmation – est une chance pour les mathématiques. Ceci, à condition qu'il ne s'agisse pas d'une simple manipulation de l'outil – les calculettes utilisées comme simples prothèses de calcul sont clairement néfastes pour les élèves, surtout si elles sont utilisées avant que la compréhension des algorithmes s'installe. Ce dont il doit s'agir, au contraire, est la compréhension fine des conditions logiques, des algorithmes, de la récursivité, qui ont un lien fort avec les mathématiques. De même le codage binaire permet de faire le lien avec l'arithmétique (numération dans des bases autre que 10) et l'algèbre de Boole.

- Plus encore que pour les autres disciplines, du fait de leur caractère « pyramidal », les
mathématiques ont besoin d'être enseignées de manière progressive et cohérente. On ne peut par exemple pas dissocier l'algèbre de la géométrie, ou le calcul numérique de l'analyse. Il y a un besoin très fort de continuité pédagogique, à la fois dans les notations, dans l'enchaînement des définitions et des concepts. On peut également noter un besoin de coordination fort entre les mathématiques et les sciences physiques, si, comme il est indispensable, on veut faire en sorte que chaque discipline puisse enrichir l'autre par un effet de synergie. Le modèle éducatif qui consiste à découper les enseignements en modules indépendants et éventuellement optionnels révèle alors très vite ses limites. Dans ces conditions, de l'avis d'une majorité de collègues concernés, la mise en place du LMD à l'Université a posé des problèmes pédagogiques redoutables et est source de très nombreuses difficultés pour l'enseignement des mathématiques et des autres sciences. Pour cette raison fondamentale, je suis extrêmement inquiet du projet de réforme de Lycée qui se dégage des propositions du recteur Jean-Paul de Gaudemar et des orientations ministérielles. L'idée même de concevoir l'enseignement des sciences sous une forme modulaire est une fausse piste – à moins qu'on ne renonce à ce que devrait être l'enseignement des sciences pour n'en retenir qu'un projet d'inculcation d'une très vague « culture scientifique », selon une terminologie à la mode ...

- Il y a d'autres raisons importantes qui font que le maintien de séries différenciées serait indispensable pour la filière générale du Lycée (et ce qui vaut pour la filière générale vaut sans doute aussi pour les filières techniques et professionnelles). Cela tient au fait que le système
éducatif doit faire cohabiter des élèves dont les goûts, les projets professionnels ou les aptitudes peuvent être assez différents. Suivant les profils, la réponse éducative et l'état d'esprit de l'enseignement pourra varier du tout au tout : ainsi, la demande des élèves se destinant à une carrière scientifique est clairement différente de celle des élèves qui conçoivent au mieux les mathématiques comme un objet de culture générale. Le rythme, le niveau d'approfondissement doivent être adaptés en conséquence Vouloir faire cohabiter ces différents publics dans un tronc commun relève de la gageure, voire de l'impossibilité fonctionnelle, et va engendrer un effet accentué de nivellement par le bas, donc des pertes de temps et d'efficacité considérables. Pour toutes ces raisons impérieuses, le Comité sur l'Enseignement des Sciences de l'Académie des Sciences avait cru bon de recommander, dans son rapport d'étape remis au Ministre le 15 juillet 2008, le maintien du principe de la différenciation des séries du lycée général. Le rapport du Comité allait même plus loin en recommandant la réintroduction d'une différenciation lettres-sciences dès l'entrée en seconde (et en appelant de ses voeux une réhabilitation du collège permettant aux élèves de faire un choix raisonné à l'issue de celui-ci).

- Il faudrait mener des efforts beaucoup plus vigoureux en direction de la formation des maîtres, à la fois en ce qui concerne la formation initiale et la formation continuée. Ceci prend évidemment un caractère de nécessité encore plus grand si l'on souhaite introduire des enseignements nouveaux comme l'informatique. Or, la formation initiale ne peut retrouver son lustre que si on fait en sorte que l'université soit de nouveau en mesure d'assurer des enseignements de qualité, ce qui suppose qu'une offre de contenus de bon niveau puisse se développer dès les premiers cycles universitaires, et que les élèves et étudiants soient sérieusement évalués et orientés à tous les étages de leur parcours. On en est aujourd'hui très loin, et des moyens importants tout autant qu'un changement considérable de l'état d'esprit paraissent nécessaires au plus haut niveau politique. Afin de combattre la désaffection pour les sciences et d'attirer de bons étudiants dans les filières de formation de professeurs, il a été proposé à plusieurs reprises dans les dernières années d'instituer des bourses de pré-recrutement de type IPES. Cette proposition était en particulier inscrite dans les recommandations de l'Académie des Sciences sur la formation des enseignants, en date du 13/11/2007. Parallèlement, le rapport de l'Académie appelait à la mise en place de moyens substantiels pour la formation continuée des enseignants. Ceci suppose la définition de missions précises et explicites pour les universités, et simultanément, un contingent nettement accru de décharges pour les collègues du secondaire. Dans cette direction, les IREM ont joué un rôle pionnier de réflexion depuis de nombreuses années, et il serait dommage de laisser perdre cette expérience.

mardi 20 janvier 2009

Un nouveau blog de classe en CP

À voir : le blog de classe de notre collègue Florence LENÈGRE, institutrice en GS/CP

École de Malicorne (03 )

mardi 28 octobre 2008

Lu sur SAUVER LES ÉLÈVES>>>

"Que nul n'entre ici s'il n'est grammairien"
De l'importance de la grammaire

par Jean-Pierre Thullier

C'est sans vergogne que je plagie Platon, tant c'est dans l'esprit de son injonction que je situe ma réflexion. En effet, si l'esprit mathématique doit présider à toute réflexion rationnelle, je suis convaincu que tout discours quel qu'il soit doit être structuré par une grammaire commune et rigoureuse.

Il en va du sens, donc de la communication. Donc de l'humain.

Or, comme beaucoup d'entre vous, je constate une indigence du discours de mes élèves, un déficit important de la culture et du vocabulaire, sans parler de la difficulté, parfois, à lire tout simplement. J'enseigne pourtant en Terminale, en philosophie, et donne quelques heures dans le supérieur où je constate le même phénomène.

Ce qui me paraît en cause dans cet état de fait est l'interdiction de l'apprentissage systématique de la grammaire à l'école.

Ce n'est pas parce que le petit enfant apprend sa langue maternelle apparemment sans effort qu'il faut bannir tout effort dans les méthodes pédagogiques d'apprentissage de la langue. D'autant plus que celles-ci ont parfois pour avantage de corriger la langue apprise dans les familles.

La grammaire est ce qui structure la langue et donc ce qui structure l'esprit. Elle contient une logique qui, une fois ses prémisses acquises et admises, est opérationnelle. Elle forme un code, conventionnel, c'est-à-dire unissant des contractants. Si nous avons les mêmes mots mais pas la même grammaire, il nous est impossible de nous entendre, d'être en accord sur les mêmes vérités.

Opérationnelle, dis-je. En Terminale, il m'arrive, pour certaines phrases longues comme savent en ciseler les Kant ou Descartes, de "faire de la grammaire" avec ou plutôt devant mes élèves. Je cherche la phrase simple, sujet, verbe, complément, puis j'ajoute une par une les circonstances qui en fléchissent le sens... jusqu'à trouver l'idée. Ringard, non ? J'assume. Qu'y a-t-il de compliqué ou de rabaissant à procéder ainsi ? Surtout lorsqu'on sait les problèmes que pose, par exemple, cette phrase de Descartes : "Je ne sais si je dois vous entretenir des dernières méditations que j'y ai faites." Quand je demande ce que représente "y", j'ai droit invariablement à la réponse : "ben, son interlocuteur !".

Il me semble que des analyses grammaticales, ou des analyses logiques - les bien nommées - s'avèrent nécessaires à la compréhension du moindre texte. Pourquoi cacher aux élèves les trésors d'architecture de leur langue ? Pourquoi leur enlever ce merveilleux instrument de compréhension et de libération des idées ? Premier des arts libéraux, la grammaire désigne la capacité de formuler tous les énoncés d'une langue. Libératrice de la pensée, elle est un art de création et de socialisation. Il est inconcevable qu'on n'en fasse pas la base de tout enseignement, y compris celui des formateurs. Si la capacité du langage est innée, il n'en est pas de même de la langue. Elle s'apprend. Et pour la manipuler, il faut aller au-delà du mimétisme de l'enfance. Il faut en connaître les arcanes, et plus proprement la démystifier, qu'elle ne soit pas ou plus un instrument de pouvoir réservé aux élites.

Maîtriser sa langue, c'est maîtriser son langage, et bien au-delà. "Sauver les élèves", dites-vous. Oui, les sauver de l'ignorance et de la servitude qui est son lot. De la facilité démagogique qui empêche leur insertion dans la réalité.

Allez, pour terminer, une petite "brève de copie" : "La question pourquoi faut-il éduquer l'homme ? insinue que la réponse est affirmative."

Que nul n'entre ici s'il n'est grammairien !

Jean-Pierre Thullier

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À lire également un article de Christian Montelle sur la lecture>>>

vendredi 24 octobre 2008

Chers parents,

Nous achevons la semaine 8, et voici les vacances de la Toussaint...
Par leur travail et grâce à votre accompagnement, vos enfants ont réalisé avec nous d'énormes progrès ; quelques jours de repos sont donc bienvenus.

Pendant ce congé, essayez malgré tout de conserver un petit rythme de travail quotidien : un peu de lecture, d'écriture et de calcul, uniquement en revoyant ce qui a été étudié depuis le début d'année*.


Nos élèves sont maintenant bien initiés à l'épellation, la lecture et l'écriture des syllabes.
Des dictées de mots très simples ont déjà commencé. Il est indispensable, pour que ces dictées soient écrites sans faute, que les élèves entretiennent ce qu'ils ont déjà appris. C'est en revoyant avec vous les syllabes, en les épelant, en les syllabant, en les lisant, en les copiant et en les écrivant par cœur, qu'ils sauront, les reproduire dans les phrases de dictées du livret "Mes premières dictées".

Pour tous travaux d'écriture, vous pouvez utiliser à votre gré le cahier intitulé "Travail libre à la maison" que nous avons distribué aux élèves avant de partir.

Nous nous retrouverons mercredi 5 novembre 2008 (toute la journée**). Passez tous de bonnes vacances.

J-P. Picandet et A. Astanière

*
- Cuissart —> jusqu'à page 15. Les élèves les plus avancés peuvent aller jusqu'à page 16.
- Delile —> jusqu'à page 18


**
-
Ce mercredi remplace un vendredi. La cantine municipale prendra donc en compte les inscrits du vendredi. En cas de changement, merci de prévenir la Mairie.

samedi 18 octobre 2008

081019 DU TRAVAIL À LA MAISON...

De 8h30 à midi puis de 14h00 à 16h30, ce sont près de trois heures par jour que nous consacrons à lire/écrire. C'est là notre activité fondamentale au CP, quatre jours par semaine.

Tout l'ART du maître ou de la maîtresse consiste alors à multipler inlassablement les angles d'attaque de la lecture et de l'écriture par des exercices canoniques. Là, sous une forme rituelle, il s'agit de graduer savamment les difficultés, de proposer sans relâche de petites leçons pratiques, courtes (rarement plus de 10 minutes) et variées, de mêler habilement les notions déjà connues aux nouveautés, d'anticiper les signes de fatigue en insérant de micro pauses, de maintenir une curiosité permanente en mêlant judicieusement l'inattendu au rituel, de faire feu de tout bois lorsqu'il s'agit de montrer et expliquer les merveilles de la nature...

Copier, compter, écouter une histoire, observer/décrire/faire un croquis, réciter une poésie, épeler, lire à voix haute, considérer l'équilibre d'une balance de Roberval, dessiner, dicter, calculer au boulier, colorier, déchiffrer, exécuter un plan d'après mémoire , découvrir la grammaire, syllaber, lire encore, fredonner une mélodie, s'extasier devant un insecte ou une fleur, rêver devant l'Histoire de France, savourer la mythologie grecque, psalmodier une conjugaison ou une table, travailler sa mémoire, calligraphier, lire encore et toujours, ...
Voilà en son enchaînement régulier le quotidien de l'écolier de CP, sans compter sport et musique ; sans compter non plus la cantine, ni -parfois- la garderie.

Bref ! nos journée sont si bien remplies qu'il n'est pas question de s'ennuyer un instant. Six heures d'activité cérébrale intense, entrecoupées seulement de deux récréations d'1/4 d'heure (l'une le matin, l'autre le soir), avec une pause méridienne. Voilà qui est finalement bien long (et probablement harassant) pour un enfant de 5/6 ans.

C'est pourquoi nous insistons tellement sur la brièveté nécessaire des devoirs du soir. Un quart d'heure nous semble faire bonne mesure. Dans notre esprit, ce travail du soir a surtout vocation de trait d'union entre école et famille, pour faire en sorte que l'enfant sente l'implication de ses parents dans son projet d'instruction.

Il ne s'agira donc que de revoir ce qui déjà a été bien travaillé en classe : quelques mots copiés sur l'ardoise d'après la leçon Cuissart du jour ; quelques lignes de lecture Delile ; copier une fois son texte de dictée ; effectuer un petit calcul mental ; redire la poésie. Un quart d'heure.
Surtout encourager son enfant dans son goût naissant pour l'étude. Et lui montrer que l'on est fier de son travail, fier de le voir grandir.

Les capacités individuelles de travail sont fort variables d'un enfant à l'autre. Elles fluctuent d'ailleurs beaucoup, chez un même individu, du début à la fin de l'année de CP. Chacun doit faire ce qu'il peut, comme il le peut ; en ayant la certitude que ce qui n'a pu être fait à la maison le sera, de toutes façons, en classe.
Pas d'inquiétude donc. Et respect des rythmes de l'enfant.

dimanche 5 octobre 2008

SLECC : Témoignages de parents d'élèves

Document enregistré en janvier 2008, lors d'une réunion de parents d'élèves à l'école élémentaire publique de RONCQ (59), dont plusieurs classes font partie du réseau SLECC (Savoir Lire Ecrire Compter Calculer). Un document de Lire-Écrire.org

Voir la video>>>

lundi 25 août 2008

26 août 2008 PRÉPARONS NOS ENFANTS À LA RENTRÉE...

Dans une semaine, vos enfants prendront le chemin de leur école.

Après 2 mois de vacances, profitez de ces quelques jours pour créer un climat familial propice à la reprise.
Pour les parents c'est l'occasion de montrer à leur enfant qu'ils attachent beaucoup d'importance à cette première rentrée à la "grande école" et qu'ils y sont partie prenante. Tout au long de l'année, dialoguez le plus possible sur le sujet avec vos enfants.
L'enfant doit sentir que ses parents sont heureux et fiers de le voir grandir et accéder à la lecture, à l'écriture et au calcul.

— préparez le cartable. De préférence un modèle un peu rigide et suffisamment large pour contenir chemises, livres ou dossiers.
Les fournitures sont fournies par la commune. Livres et cahiers peuvent être ramenés à la maison le soir ; les crayons/gomme/ciseaux/colle ne sortent pas de la classe.

— progressivement retrouvez l'habitude de se coucher tôt (20h / 20h30) et se lever de même (7h / 7h30). Un enfant de 5/6 ans a besoin d'environ 10h30 à 11 heures de sommeil par nuit. Seul le premier sommeil (avant minuit) est vraiment réparateur de la fatigue du jour.

— le matin, rituel obligatoire du petit déjeuner, si possible dans le calme (chaque année, quelques élèves arrivent systématiquement en classe avec l'estomac vide). La récréation est seulement à 10h et le déjeuner à 12h.

— limitez le temps passé devant la télévision. La moyenne est -paraît-il- de 3 heures par jour et, pour environ 50% de nos élèves, chaque matinée de classe démarre après 1h à 1h30 de dessins animés). Dans certains foyers le téléviseur est allumé en permanence. Fatigue, déconcentration sont fatalement au rendez-vous.

— Éloignez les ordinateurs et autres consoles de jeu qui n'apportent rien de positif à des enfants de cet âge mais.
Au contraire, lorsqu'ils sont mal maîtrisés, ces jouets constituent souvent un frein à la réussite scolaire.

— Profitez du temps gagné sur les écrans pour jouer, lire des histoires, admirer un joli tableau, apprécier un beau thème musical, chanter, observer une fourmilière, démonter un mécanisme puis le remonter, rechercher une silhouette mouvante dans les nuages, rendre visite à de vieilles personnes, s'inscrire à la bibliothèque de Néris, partir à la pêche, ne rien faire, ...

— révisez tranquillement les acquis de la maternelle : réciter l'alphabet, compter jusqu'à 10, nommer dans l'ordre les jours de la semaine, faire de beaux dessins, ...

Bonne semaine et à mardi 2 septembre
JPP et AA


À voir :
- La grande aventure du sommeil

lundi 21 juillet 2008

ENTRÉE AU CP, CONSEILS AUX PARENTS

Votre enfant va entrer en CP ou en grande section de maternelle

et aborde une période très importante, qui doit lui donner des bases solides pour toute sa scolarité...

— Site de Lire-écrire.org

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— Lu su le blog de Jean-Paul Brighelli,
Les propositions d'une institutrice (Catherine B-H) pour
un programme solide en école maternelle

Maria Montessori : La lecture et l'écriture

Pauline Kergomard

vendredi 6 juin 2008

MANUELS SCOLAIRES

À titre indicatif, voici une liste de manuels scolaires. Certains sont anciens mais leur progression, intemporelle, peut être ajustée aux programmes 2008 d'enseignement primaire.
D'autres sont des éditions récentes mises au point spécialement dans l'optique d'une refondation des programmes de l'école élémentaire.
Tous sont excellents - de notre point de vue-.

Journal des Instituteurs en pdf (1858 à 1940)
L'éducation maternelle à l'école. Pauline Kergomard

vvvvvv