jeudi 30 octobre 2008

- COMPTER-CALCULER - CP, fichier d'exercices.
Pascal Dupré. Grip éditions 2007.>>>



081030—> Jacqueline de Romilly

30 octobre 2008 ; lu sur le blog de Pierre Assouline
Merci à Mireille G. pour ce lien

Encore, elle remet ça ? Parfaitement. Cela dure depuis une demi-siècle et ça ne s’arrêtera qu’avec sa disparition. Car même privée de la vue, Jacqueline de Romilly poursuit son inlassable propagande pour la culture grecque. Ce qui s’appelle enfoncer un clou. Dans le bonheur du commerce intime avec ce que la pensée a produit selon elle de plus noble pour l’esprit, dans la souffrance de le clamer dans le désert et l’indifférence, avec la colère qui s’ensuit. Sauf que cette fois, celle qui fut la première femme professeur au Collège de France a légèrement changé son fusil d’épaule. Au lieu d’en appeler au sauvetage d’un enseignement des humanités au bord de l’abîme, elle chante haut et fort la grandeur de la langue grecque. Aidée de Monique Trédé, qui dirige le Centre d’Etudes anciennes de l’Ecole Normale Supérieure, Jacqueline de Romilly pousse à nouveau son cri de guerre sous forme de chant d’amour dans Petites leçons sur le grec ancien (176 pages, 15,50 euros, Stock). La lecture en est passionnante car fluide, légère, ailée même. On en oublierait la densité du propos. D’autant que les auteurs ne résistent pas au plaisir de moquer les précieux ridicules, ces pédants et faux-savants des médias et d’ailleurs, qui mettent par exemple de la “problématique” (art de poser les problèmes) à toutes les sauces, là où “problème” suffit amplement.

Tout pour la langue. Ce qui ne fut pas toujours le cas dans l’abaondante bibliographie de l’helléniste, plus souvent consacrée à Thucydide, au pathétique dans la tragédie ou à la modernité d’Euripide. J’en ai surtout retenu un chapitre sur la faculté du grec ancien à inventer des mots ou à en composer en les dérivant et en leur adjoignant des préfixes et des suffixes dotés d’une valeur précise. Deux exemples valent d’être rapportés car il s’agit, d’après les auteurs, de deux termes crées par Platon mais oubliés par nos dictionnaires contemporains. “Timocratie” tout d’abord, forgé à partir de “timé” (marque d’honneur) : ainsi désignait-on un régime où ceux qui recherchaient avant tout les honneurs commandaient (La République, 545, B). ”Théâtrocratie” ensuite, qui fait penser à la société du spectacle de Guy Debord, mais c’est un faux-semblant. Il s’agit plutôt d’une démocratie où tout le monde se croit compétent sans avoir rien appris, du théâtre comme des autres disciplines ; ceux qui en sont en tirent le plus souvent une assurance qui les mène à l’impudence; dès lors ils se croient tout permis, refusent l’autorité, les lois, le serment, l’engagement … (Les Lois, 701, A 3).

“Timocratie” et “Théâtrocratie” sont effectivement deux mots introuvables de nos jours. Dans les dictionnaires. Car dans la vie, les réalités qu’ils recouvrent sont aveuglantes et assourdissantes. Il serait peut-être temps d’accorder les uns avec les autres. Grâces soient rendues à Jacqueline de Romilly qui oblige la masse des oublieux à payer la dette de notre culture à la Grèce ancienne.

(” A Athènes là-haut sur la montagne”, photo passou)

mardi 28 octobre 2008

Lu sur SAUVER LES ÉLÈVES>>>

"Que nul n'entre ici s'il n'est grammairien"
De l'importance de la grammaire

par Jean-Pierre Thullier

C'est sans vergogne que je plagie Platon, tant c'est dans l'esprit de son injonction que je situe ma réflexion. En effet, si l'esprit mathématique doit présider à toute réflexion rationnelle, je suis convaincu que tout discours quel qu'il soit doit être structuré par une grammaire commune et rigoureuse.

Il en va du sens, donc de la communication. Donc de l'humain.

Or, comme beaucoup d'entre vous, je constate une indigence du discours de mes élèves, un déficit important de la culture et du vocabulaire, sans parler de la difficulté, parfois, à lire tout simplement. J'enseigne pourtant en Terminale, en philosophie, et donne quelques heures dans le supérieur où je constate le même phénomène.

Ce qui me paraît en cause dans cet état de fait est l'interdiction de l'apprentissage systématique de la grammaire à l'école.

Ce n'est pas parce que le petit enfant apprend sa langue maternelle apparemment sans effort qu'il faut bannir tout effort dans les méthodes pédagogiques d'apprentissage de la langue. D'autant plus que celles-ci ont parfois pour avantage de corriger la langue apprise dans les familles.

La grammaire est ce qui structure la langue et donc ce qui structure l'esprit. Elle contient une logique qui, une fois ses prémisses acquises et admises, est opérationnelle. Elle forme un code, conventionnel, c'est-à-dire unissant des contractants. Si nous avons les mêmes mots mais pas la même grammaire, il nous est impossible de nous entendre, d'être en accord sur les mêmes vérités.

Opérationnelle, dis-je. En Terminale, il m'arrive, pour certaines phrases longues comme savent en ciseler les Kant ou Descartes, de "faire de la grammaire" avec ou plutôt devant mes élèves. Je cherche la phrase simple, sujet, verbe, complément, puis j'ajoute une par une les circonstances qui en fléchissent le sens... jusqu'à trouver l'idée. Ringard, non ? J'assume. Qu'y a-t-il de compliqué ou de rabaissant à procéder ainsi ? Surtout lorsqu'on sait les problèmes que pose, par exemple, cette phrase de Descartes : "Je ne sais si je dois vous entretenir des dernières méditations que j'y ai faites." Quand je demande ce que représente "y", j'ai droit invariablement à la réponse : "ben, son interlocuteur !".

Il me semble que des analyses grammaticales, ou des analyses logiques - les bien nommées - s'avèrent nécessaires à la compréhension du moindre texte. Pourquoi cacher aux élèves les trésors d'architecture de leur langue ? Pourquoi leur enlever ce merveilleux instrument de compréhension et de libération des idées ? Premier des arts libéraux, la grammaire désigne la capacité de formuler tous les énoncés d'une langue. Libératrice de la pensée, elle est un art de création et de socialisation. Il est inconcevable qu'on n'en fasse pas la base de tout enseignement, y compris celui des formateurs. Si la capacité du langage est innée, il n'en est pas de même de la langue. Elle s'apprend. Et pour la manipuler, il faut aller au-delà du mimétisme de l'enfance. Il faut en connaître les arcanes, et plus proprement la démystifier, qu'elle ne soit pas ou plus un instrument de pouvoir réservé aux élites.

Maîtriser sa langue, c'est maîtriser son langage, et bien au-delà. "Sauver les élèves", dites-vous. Oui, les sauver de l'ignorance et de la servitude qui est son lot. De la facilité démagogique qui empêche leur insertion dans la réalité.

Allez, pour terminer, une petite "brève de copie" : "La question pourquoi faut-il éduquer l'homme ? insinue que la réponse est affirmative."

Que nul n'entre ici s'il n'est grammairien !

Jean-Pierre Thullier

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À lire également un article de Christian Montelle sur la lecture>>>

dimanche 26 octobre 2008

30 octobre —> un nouvel ouvrage de Luc Ferry

à paraître, le 30/10/2008
La sagesse des mythes, Luc Ferry
Apprendre à vivre (2)

La « pomme de discorde », « le pactole », « le taureau qu’il faut prendre par les cornes », le « dédale », la « boîte de Pandore » sont des expressions que nous utilisons quotidiennement. Pourtant, peu de gens savent qu’elles sont tirées de la mythologie grecque. Ce livre nous raconte les histoires passionnantes où elles prennent leur source.

Mais la mythologie est surtout une représentation du monde que l’ouvrage met en lumière : l’univers y apparaît comme un être harmonieux, juste, beau, et bon. Mais si l’équilibre était donné d’emblée, il n’y aurait pas de vie : « sans les hommes, les Dieux s’ennuieraient ». C’est pourquoi la lutte contre le chaos, les premiers Dieux et les Titans constitue un thème majeur de cette mythologie. Et lorsque Zeus instaure enfin un partage ordonné du monde, ce sont encore des excès de ceux qui veulent subvertir cet ordre que découlent catastrophes et tragédies. Tel est le sens le plus profond du précepte inscrit sur le temple de Delphes : « connais toi toi-même », c'est-à-dire « ne te prends pas pour un Dieu ».

Rien n’est plus passionnant que cette plongée dans les mythes grecs : si la magie qu’ils dégagent est au moins égale à celle des contes de Grimm ou de Perrault, ils constituent de surcroît une irremplaçable source de culture qui éclaire merveilleusement les fondements de notre manière d’appréhender le monde et les hommes.



Du même auteur :
paru en 2006
Traité de philosophie à l'usage des jeunes générations, Luc Ferry
Apprendre à vivre (1)

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Ce premier tome est vraiment intéressant. Il permet aux parents ou éducateurs d'initier à la philosohie enfants et adolescents. L'ouvrage à paraître "La sagesse des mythes" devrait donc être également très instructif.

samedi 25 octobre 2008

081024 Marc LE BRIS décoré


Marc LE BRIS (auteur en 2004 de "Et vos enfants ne sauront plus lire... ni compter") vient d'être fait chevalier dans l'ordre national du Mérite. C'est le ministre de l'Éducation nationale Xavier Darcos lui-même, en déplacement en Bretagne, qui lui a remis sa décoration.

Et vos enfants ne sauront pas lire... ni compter !
Marc Le Bris
Éditions Stock. Avril 2004.

081025 Marcel Gaucher

— Repenser ce qui donne sens aux savoirs de l'école
Marcel Gauchet / Dominique Souchier
Europe 1, 25/10/2008
Lire l'entretien>>>

— Comment donner une nouvelle légitimité à l'école ?

Marcel Gauchet et Xavier Darcos
Le Figaro, 22/10/2008

Lire l'article>>>

Voir le blog du philosophe et historien Marcel Gauchet>>>

081023 Claude DUNETON

ÉCRASONS L'INFÂME
par Claude DUNETON
in Le Figaro, 23 octobre 2008

Un soir de l'hiver dernier, je reçus deux jeunes filles en colère - vraiment très en colère. Elles étaient institutrices en formation (pardon, professeurs des écoles !) à l'IUFM de leur secteur et venaient d'avoir, une heure auparavant, une altercation avec leur « formateur » en français. Elles avaient demandé à cet homme pourquoi la grammaire nouvelle qu'il leur prônait avec insistance était supérieure à la grammaire traditionnelle. Le « maître » avait été incapable de leur donner une seule raison, sauf à réaffirmer qu'elle était préférable. Gabrielle et Flora ne décoléraient pas ; elles réclamaient mon avis.

Évidemment, je leur mis en charpie, de mon mieux, cette imposture enseignante que constitue la grammaire dite « nouvelle », issue inconsidérément du structuralisme le plus pédant ; je les rassurai sur le bien-fondé de leur attachement à la vieille nomenclature éprouvée. Pas de déictiques, mais des bons vieux pronoms… Eh bien, désormais, je n'aurai plus besoin de me fendre d'aucune démonstration, il me suffira de tendre aux questionneuses irritées un livre superbe publié ces jours-ci par un professeur, Paul-Marie Conti (1), lequel analyse et décrit l'enseignement actuel du français du haut d'une vaste expérience et d'une impressionnante culture.

Le constat est sans pitié : « L'école contemporaine est moins égalitaire que l'école de jadis, écrit M. Conti. L'éducation de masse a échoué, et les écoles des riches prospèrent quand celles des pauvres s'enfoncent dans l'ignorance. » Seulement il explique clairement l'une des causes principales de cet échec programmé : le chamboulement de l'enseignement du français qui débouche sur du creux, du vide, une fabuleuse tricherie organisée par des gens dont les visées politiques passent avant le souci d'instruire vraiment. Tout le livre est passionnant ; il étale les carences de l'enseignement littéraire - c'est à en pleurer, de rire et de chagrin. Mais le premier chapitre, relatif à « l'enseignement de la langue », est le plus lumineux ; il traite de la grammaire moderne - que l'auteur appelle « grammaire globale » pour en démonter les supercheries. « La grammaire globale se donne les apparences d'une science, sans masquer toutefois sa misère à l'observateur attentif. »

Misère et prodigieuse inefficacité. Le livre met en lumière le malentendu qui existe entre les intentions de la grammaire « moderne » - qui n'en est pas une véritablement - et les objectifs de la grammaire traditionnelle. Malentendu qu'on pourrait résumer ainsi : la nouvelle grammaire exerce les élèves à repérer des faits de langage (avec des mots à coucher dehors), mais ne leur apprend rien d'utile quant au maniement de la langue, tandis que l'ancienne s'efforce de guider les enfants dans la forêt des fonctions, et de leur inculquer une vraie connaissance pratique de la syntaxe du français.

Pour prendre une image, la grammaire nouvelle est une sorte de guide touristique destiné à visiter des monuments classés, alors que la grammaire ancienne est une école d'architecture où l'on apprend à bâtir des maisons. « L'enseignement du français est devenu le lieu de considérations creuses - la langue elle-même ne fait plus l'objet d'aucun apprentissage. » Le niveau général des élèves est tiré paradoxalement vers le bas - et c'est là justement, pardonnez-moi, que le « bas » blesse, comme dit ma cousine !

Or, qui peut le plus peut le moins. Tel qui maîtrise le français dans sa forme correcte ou soutenue, tellement soutenue qu'il en monte parfois vers les nuages de la poésie, peut aussi écrire et s'exprimer en charretier s'il le souhaite, ou s'il le faut. Mais celui qui ne connaît que le niveau charretier reste condamné à vie à la charrette - c'est actuellement le sort de l'enfant du peuple que l'école trahit en ne lui donnant pas ses chances, malgré tous les bavardages idéologiques.

Je le dis avec gravité pour appuyer les propos libérateurs de Paul-Marie Conti : une école qui n'apprend pas la langue est coupable de la plus haute et abominable trahison des classes populaires - aux deux sens du terme. Tous les enseignants devraient lire ce livre. Tous ceux qui ont des enfants aussi. J'en ferai part à Gabrielle et à Flora. Pour y voir plus clair, et se coaliser, peut-être. « Écrasons l'infâme », disait Voltaire - c'est-à-dire l'idiotie.

(1) « L'Enseignement du français aujourd'hui », de Paul-Marie Conti, Éditions de Fallois, 198 p., 18 €.

vendredi 24 octobre 2008

Chers parents,

Nous achevons la semaine 8, et voici les vacances de la Toussaint...
Par leur travail et grâce à votre accompagnement, vos enfants ont réalisé avec nous d'énormes progrès ; quelques jours de repos sont donc bienvenus.

Pendant ce congé, essayez malgré tout de conserver un petit rythme de travail quotidien : un peu de lecture, d'écriture et de calcul, uniquement en revoyant ce qui a été étudié depuis le début d'année*.


Nos élèves sont maintenant bien initiés à l'épellation, la lecture et l'écriture des syllabes.
Des dictées de mots très simples ont déjà commencé. Il est indispensable, pour que ces dictées soient écrites sans faute, que les élèves entretiennent ce qu'ils ont déjà appris. C'est en revoyant avec vous les syllabes, en les épelant, en les syllabant, en les lisant, en les copiant et en les écrivant par cœur, qu'ils sauront, les reproduire dans les phrases de dictées du livret "Mes premières dictées".

Pour tous travaux d'écriture, vous pouvez utiliser à votre gré le cahier intitulé "Travail libre à la maison" que nous avons distribué aux élèves avant de partir.

Nous nous retrouverons mercredi 5 novembre 2008 (toute la journée**). Passez tous de bonnes vacances.

J-P. Picandet et A. Astanière

*
- Cuissart —> jusqu'à page 15. Les élèves les plus avancés peuvent aller jusqu'à page 16.
- Delile —> jusqu'à page 18


**
-
Ce mercredi remplace un vendredi. La cantine municipale prendra donc en compte les inscrits du vendredi. En cas de changement, merci de prévenir la Mairie.

24/10/2008 —> LETTRE FLASH n° 71

Cliquez sur l'image pour accéder à la lettre
Lettre flash

jeudi 23 octobre 2008

SEMAINE 8/vendredi 24 octobre (AA)

— lecture/écriture Cuissart :
lecture/écriture, de la leçon 15


— écriture/graphisme :
Sur notre cahier d'écriture à réglure double-ligne 3mm. Tracé au crayon de bois à mine 2B. Les modèles sont donnés au tableau noir. "t- té- une tomate". Le 3
+ Une frise décorative pour achever la journée.


— arithmétique Dupré : le triangle
Arthur : + Singapour, exercice suivant sur le cahier A


— musique

- bibliothèque



— anglais : comptine


— lecture Delile : Lecture page 18

Erwan :
- Frédi, Suzette, ... n° 14
- Orthographe Delile page 16
- dictionnaire : chercher le mot triangle.

Arthur :
- 15 Histoires... p48-49 + exercice n° 3 et 4 sur le cahier de classe.
- Orthographe Delile page 18


— mémoire : comptine la ronde des mois


— vocabulaire : Hermès épisodes 37 et 38
lecture d' albums à la bibliothèque



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TRAVAIL en FAMILLE 1/4 d'heure MAXI


Pour mercredi 5 novembre 2008 (avec AA) toute la journée

- lecture Cuissart : revoir leçon 15 et revoir le tracé des lettres
- lecture Delile : relire jusqu'à la page 18
- revoir le fichier de mathématiques
- récitation :"Carré". A apprendre en entier
- Pas de piscine le vendredi 7 novembre.
- Rapporter les livres de lecture pour le vendredi 14 novembre

SEMAINE 8 / jeudi 23 octobre 2008 (JPP)

— cross de Néris : 2 tours du Parc des Arènes. Écoles de Néris et de Villebret, toutes les classes. Les enfants couraient par catégorie ; ex. : filles-cp / garçons-cp, etc. Dans notre classe, Gloria et Aziz ont obtenu une médaille. Bravo à tous les participants et à Michel Thonier, le grand organisateur de cet événement sportif.


— lecture Delile : découverte de la page 18 "le m de mouton" 1/2 page
Erwan :
- Orthographe Delile page 15 (3 exercices, sur le livre)


Arthur :
- Orthographe Delile page 17 (3 exercices, sur le livre)


— arithmétique Dupré : "trois problèmes" page 32 + "sept" page 33, pages entières.


Nous illustrons cet exercice à l'aide de la balance de Roberval

En faisant tourner le plateau sur lui-même, l'enfant comprend aisément que (3+2) représente la même quantité que (2 + 3) -> commutativité de l'addition.


— écriture/lecture Cuissart : leçon n° 15 "Récapitulation"
les voyelles étudiées "i - u - o - a - e - é - è - ê"
les consonnes étudiées "n - m - r - p - d - l - t"
le remède a opéré - imite le modèle
le rire déride - adèle ira à rome.


— vocabulaire : Hermès, épisode n° 36


— récitation : "Le petit poisson et le pêcheur" ->récitation individuelle
+ découverte de la prochaine poésie à apprendre (pour le 6/11)


Quatre petits bras serrés

Sur un grand vide tout esseulé.

Je suis fin, je suis pur,

Je suis la plus belle des figures.

Ne cherchez pas à m’aimer,

C’est inutile, je suis carré.

ARCHIMÈDE
(Lettre à Zeuxippe)


— cinéma : Charlie Chaplin, un grand acteur du cinéma muet.
Nous regardons un extrait de La Ruée vers l'Or :
La danse des petits pains - 1925

mercredi 22 octobre 2008

Sr Emmanuelle (1908 - 2008)


Fondée par Sœur Emmanuelle, l’Asmae-association aide des milliers d’enfants dans le monde de l’Egypte au Soudan, du Liban aux Philippines, de l’Inde au Burkina Faso.

mardi 21 octobre 2008

SEMAINE 8 / mardi 21 octobre 2008 (JPP)

— lecture/écriture Cuissart :
Révision de toutes les lettres déjà étudiées : i, n, u, m, o, r, a, p, e, d, é, l, é, è, ê, t
+ lecture/écriture, de la leçon 14 "le t de marmotte". Nous travaillons particulièrement la 1è ligne

"ti - tu - to - ta - te - té - tè - tê - at - dé pu té"

Copie sur l'ardoise, puis, un peu plus tard dans la journée, on lit sur l'ardoise (on lit ce que l'on a préalablement écrit).


— écriture/graphisme :
Sur notre cahier d'écriture à réglure double-ligne 3mm. Tracé au crayon de bois à mine 2B. Les modèles sont donnés au tableau noir. "d - t - l".
+ Une frise décorative pour achever la journée.


— arithmétique Dupré : pages 31 entière "Plus petit que".
Arthur : + Singapour, exercice suivant sur le cahier A -> 3 pages.


— dictée préparée : préparation de la dictée de jeudi "étape 5, dictée n°1."
"è - t - c - é - r - d - c - n."


— récitation : révision de la fable de Jean de la Fontaine.
Le petit Poisson et le Pêcheur



— lecture Delile : Lecture page 17 "le rrr de renard" (suite et fin).

Erwan :
- Frédi, Suzette, ... n° 13 + feuille n°13 d'exercices (toute la page)
- Moulin bleu : page ?? et ?? + exercice n0 2 p ?? sur cahier de classe
- Orthographe Delile page 14 "Les groupes de lettre ou - oi - on" (3 exercices, sur le livre)


Arthur :
- 15 Histoires... pages ?? et ?? + exercice n° 4 p ?? sur le cahier de classe.
- Moulin bleu : page ?? et ?? + exercice sur le cahier de classe
- Orthographe Delile page 16 "Les groupes de lettres ei - ai et au" (3 exercices, sur le livre)


— mémoire : l'alphabet (endroit/envers)
+ les notes de la gamme musicale DO - RÉ - MI - FA - SOL - LA - SI - DO
Sans insister, nous apprenons à les placer sur une portée en clé de SOL. Nous y reviendrons.


— vocabulaire : Hermès
+ (épisode 34) "Au cours duquel Prométhée montre qu'il est très rusé."
Prométhée a réussi à tromper Zeus. Désormais les hommes ne manqueront plus de nourriture. Mais pour se venger, Zeus leur a retiré le feu.
+ (épisode 35) "Où Prométhée vole le feu aux dieux."
+ les arbres et leurs fruits (figue/figuier ; châtaigne/châtaignier, ...)


— initiation à la grammaire : au tableau et sur les ardoises
"Les moutons paissent {dans} le pré." -le mot entre { } n'est pas analysé.-

Le verbe est le "roi de la phrase" ; à tout seigneur, tout honneur : c'est par lui que nous commençons toujours.
Dans cette phrase, le verbe est "paissent" -> nous dessinons un rectangle couché.

Posons des questions au verbe. La première question est toujours la même.
Qui est-ce qui paissent ? les moutons (nom d'animal) -> nous attachons un hexagone au verbe. Dans cet hexagone, un rond pour l'article "les".

Les moutons paissent ? {dans} le pré (nom de chose) -> encore un hexagone lié au verbe par la question "où ?". Un rond pour l'article "le".


— sport : séance annulée (pluie).


— leçon de chose : Marine nous a apporté une figue.
+ Nous posons une main sur notre gorge en tenant une note chantée. Nous ressentons parfaitement les vibrations qui parcourent les cartilages du larynx. Ces vibrations se propagent dans l'air jusqu'à notre oreille ; c'est pour cela que nous entendons des sons.
Le tuuuut du téléphone filaire donne toujours un LA.


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TRAVAIL en FAMILLE 1/4 d'heure MAXI


Pour jeudi 23 octobre 2008 (avec JPP)

- lecture Cuissart : revoir leçon 14 jusqu'à "dé pu té".

- lecture Delile : relire page 17, uniquement la ligne de révision.

- dictée préparée : n°1 étape 5 (lettres)
(sur l'ardoise)

- récitation : extrait de "Le petit Poisson et le Pêcheur". A apprendre en entier

dimanche 19 octobre 2008

SEMAINE 8/ lundi 20 octobre (AA)

— lecture/écriture Cuissart :
Révision de toutes les lettres déjà étudiées : i, n, u, m, o, r, a, p, e, d, é, l + découverte leçon 14


— écriture/graphisme :
Tracé au crayon de bois à mine 2B. Aujourd'hui le 1 et le 2.


— arithmétique Dupré : page
Arthur : + Singapour, exercice 8 cahier A


— dictée préparée : "la parure réparée"


— lecture Delile : page 17 "le rrr de renard".
Erwan :
- Frédi, Suzette, ... n° 13
- Moulin bleu p 14-15 + exercice 1
- Orthographe Delile page 13

Arthur :
- 15 Histoires... n° 17 + exercices sur le cahier de classe.
- Moulin bleu : pages 22 et 23+ exercices
- Orthographe Delile page 15

— mémoire : comptine "la ronde des mois"


— eps endurance

- anglais :
comptine "rain, rain ..."



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TRAVAIL en FAMILLE 1/4 d'heure MAXI


Pour mardi 21 octobre 2008 (avec JPP)

- lecture Cuissart : revoir leçon 14
- lecture Delile : relire pages 13 et 17
- fichier de mathématiques revoir p29 et 30

- dictée préparée : n°8 étape 5 "la parole du père"
(sur l'ardoise)

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Rappel
Pour vendredi 24 octobre retour du livre de bibliothèque

samedi 18 octobre 2008

lien vers l'article du Monde.fr>>>

Conférence d'Alain Badiou à l'ENS "Logiques des Mondes">>>

DE QUEL RÉEL CETTE CRISE EST-ELLE LE SPECTACLE ?

par
Alain Badiou, fondateur et le président du Centre International d’Etude de la Philosophie Française Contemporaine. Il est professeur émérite de philosophie à l’Ecole Normale Supérieure
in, Le Monde du 18/10/2008

Telle qu'on nous la présente, la crise planétaire de la finance ressemble à un de ces mauvais films concoctés par l'usine à succès préformés qu'on appelle aujourd'hui le "cinéma". Rien n'y manque, y compris les rebondissements qui terrorisent : impossible d'empêcher le vendredi noir, tout s'écroule, tout va s'écrouler...

Mais l'espoir demeure. Sur le devant de la scène, hagards et concentrés comme dans un film catastrophe, la petite escouade des puissants, les pompiers du feu monétaire, les Sarkozy, Paulson, Merkel, Brown et autres Trichet, engouffrent dans le trou central des milliers de milliards. "Sauver les banques !" Ce noble cri humaniste et démocratique jaillit de toutes les poitrines politiques et médiatiques. Pour les acteurs directs du film, c'est-à-dire les riches, leurs servants, leurs parasites, ceux qui les envient et ceux qui les encensent, un happy end, je le crois, je le sens, est inévitable, compte tenu de ce que sont aujourd'hui et le monde, et les politiques qui s'y déploient.

Tournons-nous plutôt vers les spectateurs de ce show, la foule abasourdie qui entend comme un vacarme lointain l'hallali des banques aux abois, devine les week-ends harassants de la glorieuse petite troupe des chefs de gouvernement, voit passer des chiffres aussi gigantesques qu'obscurs, et y compare machinalement les ressources qui sont les siennes, ou même, pour une part très considérable de l'humanité, la pure et simple non-ressource qui fait le fond amer et courageux à la fois de sa vie. Je dis que là est le réel, et que nous n'y aurons accès qu'en nous détournant de l'écran du spectacle pour considérer la masse invisible de ceux pour qui le film catastrophe, dénouement à l'eau de rose compris (Sarkozy embrasse Merkel, et tout le monde pleure de joie), ne fut jamais qu'un théâtre d'ombres.

On a souvent parlé ces dernières semaines de "l'économie réelle" (la production des biens). On lui a opposé l'économie irréelle (la spéculation) d'où venait tout le mal, vu que ses agents étaient devenus "irresponsables", "irrationnels", et "prédateurs". Cette distinction est évidemment absurde. Le capitalisme financier est depuis cinq siècles une pièce majeure du capitalisme en général. Quant aux propriétaires et animateurs de ce système, ils ne sont, par définition, "responsables" que des profits, leur "rationalité" est mesurable aux gains, et prédateurs, non seulement ils le sont, mais ont le devoir de l'être.

Il n'y a donc rien de plus "réel" dans la soute de la production capitaliste que dans son étage marchand ou son compartiment spéculatif. Le retour au réel ne saurait être le mouvement qui conduit de la mauvaise spéculation "irrationnelle" à la saine production. Il est celui du retour à la vie, immédiate et réfléchie, de tous ceux qui habitent ce monde. C'est de là qu'on peut observer sans faiblir le capitalisme, y compris le film catastrophe qu'il nous impose ces temps-ci. Le réel n'est pas ce film, mais la salle.

Que voit-on, ainsi détourné, ou retourné ? On voit, ce qui s'appelle voir, des choses simples et connues de longue date : le capitalisme n'est qu'un banditisme, irrationnel dans son essence et dévastateur dans son devenir. Il a toujours fait payer quelques courtes décennies de prospérité sauvagement inégalitaires par des crises où disparaissaient des quantités astronomiques de valeurs, des expéditions punitives sanglantes dans toutes les zones jugées par lui stratégiques ou menaçantes, et des guerres mondiales où il se refaisait une santé.

Laissons au film-crise, ainsi revu, sa force didactique. Peut-on encore oser, face à la vie des gens qui le regardent, nous vanter un système qui remet l'organisation de la vie collective aux pulsions les plus basses, la cupidité, la rivalité, l'égoïsme machinal ? Faire l'éloge d'une "démocratie" où les dirigeants sont si impunément les servants de l'appropriation financière privée qu'ils étonneraient Marx lui-même, qui qualifiait pourtant déjà les gouvernements, il y a cent soixante ans, de "fondés de pouvoir du capital" ? Affirmer qu'il est impossible de boucher le trou de la "Sécu", mais qu'on doit boucher sans compter les milliards le trou des banques ?

La seule chose qu'on puisse désirer dans cette affaire est que ce pouvoir didactique se retrouve dans les leçons tirées par les peuples, et non par les banquiers, les gouvernements qui les servent et les journaux qui servent les gouvernements, de toute cette sombre scène. Je vois deux niveaux articulés de ce retour du réel. Le premier est clairement politique. Comme le film l'a montré, le fétiche "démocratique" n'est que service empressé des banques. Son vrai nom, son nom technique, je le propose depuis longtemps, est : capitalo-parlementarisme. Il convient donc, comme de multiples expériences depuis vingt ans ont commencé à le faire, d'organiser une politique d'une nature différente.

Elle est et sera sans doute longtemps très à distance du pouvoir d'Etat, mais peu importe. Elle commence au ras du réel, par l'alliance pratique des gens les plus immédiatement disponibles pour l'inventer : les prolétaires nouveaux venus, d'Afrique ou d'ailleurs, et les intellectuels héritiers des batailles politiques des dernières décennies. Elle s'élargira en fonction de ce qu'elle saura faire, point par point. Elle n'entretiendra aucune espèce de rapport organique avec les partis existants et le système, électoral et institutionnel, qui les fait vivre. Elle inventera la nouvelle discipline de ceux qui n'ont rien, leur capacité politique, la nouvelle idée de ce que serait leur victoire.

Le second niveau est idéologique. Il faut renverser le vieux verdict selon lequel nous serions dans "la fin des idéologies". Nous voyons très clairement aujourd'hui que cette prétendue fin n'a d'autre réalité que le mot d'ordre "sauvons les banques". Rien n'est plus important que de retrouver la passion des idées, et d'opposer au monde tel qu'il est une hypothèse générale, la certitude anticipée d'un tout autre cours des choses. Au spectacle malfaisant du capitalisme, nous opposons le réel des peuples, de l'existence de tous dans le mouvement propre des idées. Le motif d'une émancipation de l'humanité n'a rien perdu de sa puissance. Le mot "communisme", qui a longtemps nommé cette puissance, a certes été avili et prostitué.

Mais, aujourd'hui, sa disparition ne sert que les tenants de l'ordre, que les acteurs fébriles du film catastrophe. Nous allons le ressusciter, dans sa neuve clarté. Qui est aussi son ancienne vertu, quand Marx disait du communisme qu'il "rompait de la façon la plus radicale avec les idées traditionnelles" et qu'il faisait surgir "une association où le libre développement de chacun est la condition du libre développement de tous".

Rupture totale avec le capitalo-parlementarisme, politique inventée au ras du réel populaire, souveraineté de l'idée : tout est là, qui nous déprend du film de la crise et nous rend à la fusion de la pensée vive et de l'action organisée.

Alain Badiou, philosophe, romancier, éditeur

081019 DU TRAVAIL À LA MAISON...

De 8h30 à midi puis de 14h00 à 16h30, ce sont près de trois heures par jour que nous consacrons à lire/écrire. C'est là notre activité fondamentale au CP, quatre jours par semaine.

Tout l'ART du maître ou de la maîtresse consiste alors à multipler inlassablement les angles d'attaque de la lecture et de l'écriture par des exercices canoniques. Là, sous une forme rituelle, il s'agit de graduer savamment les difficultés, de proposer sans relâche de petites leçons pratiques, courtes (rarement plus de 10 minutes) et variées, de mêler habilement les notions déjà connues aux nouveautés, d'anticiper les signes de fatigue en insérant de micro pauses, de maintenir une curiosité permanente en mêlant judicieusement l'inattendu au rituel, de faire feu de tout bois lorsqu'il s'agit de montrer et expliquer les merveilles de la nature...

Copier, compter, écouter une histoire, observer/décrire/faire un croquis, réciter une poésie, épeler, lire à voix haute, considérer l'équilibre d'une balance de Roberval, dessiner, dicter, calculer au boulier, colorier, déchiffrer, exécuter un plan d'après mémoire , découvrir la grammaire, syllaber, lire encore, fredonner une mélodie, s'extasier devant un insecte ou une fleur, rêver devant l'Histoire de France, savourer la mythologie grecque, psalmodier une conjugaison ou une table, travailler sa mémoire, calligraphier, lire encore et toujours, ...
Voilà en son enchaînement régulier le quotidien de l'écolier de CP, sans compter sport et musique ; sans compter non plus la cantine, ni -parfois- la garderie.

Bref ! nos journée sont si bien remplies qu'il n'est pas question de s'ennuyer un instant. Six heures d'activité cérébrale intense, entrecoupées seulement de deux récréations d'1/4 d'heure (l'une le matin, l'autre le soir), avec une pause méridienne. Voilà qui est finalement bien long (et probablement harassant) pour un enfant de 5/6 ans.

C'est pourquoi nous insistons tellement sur la brièveté nécessaire des devoirs du soir. Un quart d'heure nous semble faire bonne mesure. Dans notre esprit, ce travail du soir a surtout vocation de trait d'union entre école et famille, pour faire en sorte que l'enfant sente l'implication de ses parents dans son projet d'instruction.

Il ne s'agira donc que de revoir ce qui déjà a été bien travaillé en classe : quelques mots copiés sur l'ardoise d'après la leçon Cuissart du jour ; quelques lignes de lecture Delile ; copier une fois son texte de dictée ; effectuer un petit calcul mental ; redire la poésie. Un quart d'heure.
Surtout encourager son enfant dans son goût naissant pour l'étude. Et lui montrer que l'on est fier de son travail, fier de le voir grandir.

Les capacités individuelles de travail sont fort variables d'un enfant à l'autre. Elles fluctuent d'ailleurs beaucoup, chez un même individu, du début à la fin de l'année de CP. Chacun doit faire ce qu'il peut, comme il le peut ; en ayant la certitude que ce qui n'a pu être fait à la maison le sera, de toutes façons, en classe.
Pas d'inquiétude donc. Et respect des rythmes de l'enfant.

vendredi 17 octobre 2008

PISCINE

Pas de séance le 7 novembre : vidange de la piscine.

SEMAINE 7/vendredi 17 octobre

— lecture/écriture Cuissart :
Révision de toutes les lettres déjà étudiées : i, n, u, m, o, r, a, p, e, d, é, l + leçon 13


— écriture/graphisme :
Sur notre cahier d'écriture à réglure double-ligne 3mm. Tracé au crayon de bois à mine 2B. Aujourd'hui révision. Les modèles sont donnés au tableau noir. "ami - numéro - le malade - le père"


— arithmétique Dupré : page 28 "six - 6".
Arthur : + Singapour, exercices 5 , 6 et 7 cahier A


— dictée préparée : "la parure réparée"


— lecture Delile : page 17 "le rrr de renard". Lecture de la 1/2 page.
Erwan :
- Frédi, Suzette, ... n° 12 + feuille d'exercices
- Orthographe Delile page12

Arthur :
- 15 Histoires... n° 16 + exercices n° 3 et 4 sur le cahier de classe.
- Moulin bleu : pages 20 et 21 + exercices n° 1 et 2
- Orthographe Delile page 14

— mémoire : comptine "la ronde des mois"


— piscine et musique

- anglais :
comptine "rain, rain ..."

- initiation à la poésie avec la lecture de l'album "La rhino est une féroce" de H.Kemoun et B.Heitz



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TRAVAIL en FAMILLE 1/4 d'heure MAXI


Pour lundi 20 octobre 2008 (avec AA)

- lecture Cuissart : revoir leçon 13
- lecture Delile : relire pages 6 à 12
- fichier de mathématiques revoir p 28

- dictée préparée : revoir n°8 étape 4 "la parure réparée"
(sur l'ardoise)

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Rappel
Pour jeudi 23 octobre 2008 (avec JPP)

- récitation : extrait de "Le petit Poisson et le Pêcheur". A apprendre en entier

jeudi 16 octobre 2008

SEMAINE 7 / jeudi 16 octobre 2008 (JPP)

— lecture/écriture Cuissart :
Révision de toutes les lettres déjà étudiées : i, n, u, m, o, r, a, p, e, d, é, l
+ découverte en lecture/écriture, de la leçon 13 "le è". seulement la première ligne. Nous allons doucement car il s'agit de ne pas créer la confusion entre "é" et "è".

"nè - mè - rè - dè - lè - le pè re - la mè re"

Copie sur l'ardoise, puis, un peu plus tard dans la journée, on lit sur l'ardoise (on lit ce que l'on a préalablement écrit).


— écriture/graphisme :
Sur notre cahier d'écriture à réglure double-ligne 3mm. Tracé au crayon de bois à mine 2B. Aujourd'hui le "è". Les modèles sont donnés au tableau noir. "è - nè -lè".
+ Une frise décorative pour achever la journée.



— arithmétique Dupré : pages 26 et 27 "six - 6". Page 27 entière, à l'aide du double boulier.
Arthur : + Singapour, exercice 4 cahier A, pages 13, 14, 15 et 16.


— dictée préparée : "l'épi doré."
Préparation de la dictée de demain n° 7 étape 4 "la parure réparée."

+ dictée sur l'ardoise : tous les mots de la leçon 12 (Cuissart)


— conjugaison : AVOIR, au présent du mode indicatif
J'ai A-I
tu as A-S
il a A
nous avons O-N-S
vous avez E-Z
ils ont O-N-T


Nous récitons en chœur l'indicatif présent du verbe avoir, en insistant sur les terminaisons. C'est notre premier contact avec la conjugaison.



— récitation : révision de la fable de Jean de la Fontaine.
Le petit Poisson et le Pêcheur


— lecture Delile : découverte page 17 "le rrr de renard". Lecture à voix haute, collective puis individuelle de la 1/2 page. + découverte de la 2è partie de la page "la rue - le rat - le rô le - le si rop - la re vue"
ra - ri - rê - ru - ré - ro - re - rè


Erwan :
- Frédi, Suzette, ... n° 11 "Un enfant gâté". Pages 30 et 31. + feuille n°10 d'exercices (fin)
- Moulin bleu : page 12 et 13 "Le voyage de Mitsou" + exercice n0 2 p 13 sur cahier de classe
- Orthographe Delile page 11 "Les consonnes p, t et c" (3 exercices, sur le livre)
- dictionnaire : rechercher le mot "calepin" et copier la définition sur le cahier de classe.


Arthur :
- 15 Histoires... pages 39 et 40 n° 16 "Griffes et crocs" + exercice n° 1 p 40 sur le cahier de classe.
- Moulin bleu : page 18 et 19 "La lettre de Maman"+ exercice n° 2 page 19
- Orthographe Delile page 12 "Les consonnes b - d - g" (3 exercices, sur le livre)
- dictionnaire : rechercher le mot "calepin" et copier la définition sur le cahier de classe.
- Singapour : Exercice 4, livret A, pages 13, 14, 15 et 16



— mémoire : l'alphabet (endroit/envers)

— calcul : au boulier
2 fois 3
2 fois 5
3 fois 2
(2 fois 3) + 5
(5 fois 1) + 3
...


— leçon de chose : Thomas nous a apporté de magnifiques minéraux de la collection familiale : cristal de quartz, rose des sables, améthyste, ... J'avais malheureusement oublié mon appareil photo.


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TRAVAIL en FAMILLE 1/4 d'heure MAXI


Pour vendredi 17 octobre 2008 (avec AA)

- lecture Cuissart : revoir leçon 13 "le è" uniquement la 1è ligne. Bien faire écrire (copie) et lire toutes les syllabes et les 2 mots de cette ligne.

- lecture Delile : relire page 17, uniquement 2è partie de page, les 6 premiers mots (rue - rat - rôle -sirop - revue - rivière).

- dictée préparée : n°8 étape 4 "la parure réparée"
(sur l'ardoise)

- demain : natation —> pensez au matériel de piscine et au goûter

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Pour jeudi 23 octobre 2008 (avec JPP)
- récitation : extrait de "Le petit Poisson et le Pêcheur". A apprendre en entier

lundi 13 octobre 2008

SEMAINE 7 / mardi 14 octobre 2008 (JPP)

— lecture/écriture Cuissart :
Révision de toutes les lettres déjà étudiées : i, n, u, m, o, r, a, p, e, d, é, l
+ lecture/écriture, de la leçon 12 entière "le l de pouLE". Lecture individuelle à voix haute, toute la page.

"li - lu - lo - la - le - lé - il - al - ol - la lu ne
le ma la de - la mo ra le - l'î le - é lu
la pi lu le - il a lu - il al lu me - é mi le a lu"

Copie sur l'ardoise, puis, un peu plus tard dans la journée, on lit sur l'ardoise (on lit ce que l'on a préalablement écrit).



— écriture/graphisme :
Sur notre cahier d'écriture à réglure double-ligne 3mm. Tracé au crayon de bois à mine 2B. Aujourd'hui le "l". Les modèles sont donnés au tableau noir. "l - ll -lille".
exercice au graphoguide pour ceux qui peinent à tracer correctement la boucle.
+ Une frise décorative pour achever la journée.

Le graphoguide permet d'apprendre les gestes afin de tracer des lettres bien formées. L'exercice consiste à placer la pointe du crayon dans le creux d'une lettre du graphoguide et à en suivre le tracé qui guide les mouvements de la main. La répétition lente et fréquente de cet exercice fixe dans la mémoire le geste qui engendre la forme de la lettre. L'apprentissage simultané de l'écriture et de la lecture en est grandement facilité.


— arithmétique Dupré : page 25 "Mesurer en centimètres". Page entière, à l'aide du double décimètre.
Arthur : + Singapour, exercice 3 cahier A, pages 10, 11 et 12.


— dictée préparée :
Préparation de la dictée de demain n° 7 étape 4 "l'épi doré."


— vocabulaire :
Hermès épisode 31 "Qui voit l'extraordinaire naissance d'Athéna."
Hermès a compris d'où venait l'intelligence de son père : il a vu Zeus avaler Métis , qui est l'intelligence même. Peu après il a assisté à la naissance d'Athéna, sortie toute armée de la tête de Zeus.

+ petite réflexion sur autonomie et hiérarchie : "La hiérarchie chez les rats".


— récitation : individuelle de "Je suis grand(e) + découverte d'une fable de Jean de la Fontaine. Un extrait est à apprendre pour jeudi 23/10.

Le petit Poisson et le Pêcheur

Petit poisson deviendra grand,
Pourvu que Dieu lui prête vie.
Mais le lâcher en attendant,
Je tiens pour moi que c'est folie ;

Un tien vaut, ce dit-on, mieux que deux tu l'auras :
L'un est sûr, l'autre ne l'est pas.

Jean de la Fontaine


— lecture Delile : découverte page 17 "le rrr de renard". Lecture à voix haute, collective puis individuelle de la 1/2 page.
ra - ri - rê - ru - ré - ro - re - rè
sur - rare - ravi
salir - je salis - il salit (nous lisons : "je salis, I-S / il salit, I-T")
rire - je ris - il rit (nous lisons : "je ris, I-S / il rit, I-T")
lire - je lis - il rit (nous lisons : "je lis, I-S / il lit, I-T")


Erwan :
- Frédi, Suzette, ... n° 10 "L'oiseau sauvé". Pages 26 et 27.
- Moulin bleu : page 10 et 11 "Souricet et Souricette" + exercice n° 2 page 11 (cahier de classe)
- Orthographe Delile page 10 "Les consonnes m, n" (3 exercices, sur le livre)


Arthur :
- 15 Histoires de Gros-Pia. n° 15 "Le chien-mouton" pages 38 et 39 + exercices n° 3 et 5 page 39, sur le cahier de classe.
- Moulin bleu : page 10 et 11 + exercice n° 2 page 11 (je complète avec le mot qui convient)
- Orthographe Delile page 12 "Les consonnes b - d - g" (3 exercices, sur le livre)



— Histoire de France : "le martyre des premiers chrétiens."



— mémoire : les 4 saisons, les 7 jours de la semaine, les 12 mois de l'année


— leçon de chose :
le bozo-bozo (une hélice bien surprenante !)
Lorsqu'on frotte avec une petite baguette la partie crantée de la tige, l'hélice est mise en rotation. En appliquant son doigt d'un côté ou de l'autre (en dessous ou sur côté) de la tige on change le sens de rotation de l'hélice. (Daniel Cordier). Mon "bozo-bozo" provient du n° 16 de Pif-Gadget (25/10/2005).

Ces petites leçons d'observation n'ont d'autre but que d'amener les écoliers
- à se poser des questions sur ce qu'ils observent, grâce à leurs 5 sens
- à les faire parler pour exprimer ce qu'ils pensent de tel ou tel phénomène, par une réponse construite à l'aide d'une phrase.
Parfois elles permettent aussi de se détendre utilement lorsque au milieud'une journée de labeur.



— sport : course d'endurance au parc + jeu de ballon dans la cour

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TRAVAIL en FAMILLE 1/4 d'heure MAXI

Pour jeudi 16 octobre 2008 (avec JPP)

- lecture Cuissart : revoir leçon 12 "le l de poule" entière. Bien faire écrire (copie) et lire toutes les syllabes et les mots de la dernière ligne.

- lecture Delile : relire page 17 (1/2 page).

- dictée préparée : n°7 étape 4 "l'épi doré"
(sur l'ardoise)

Pour jeudi 23 octobre 2008 (avec JPP)

- récitation : extrait de "Le petit Poisson et le Pêcheur". Entier.

13 octobre ->dossier "Enfants précoces" de la CAF

lu sur "Vie de famille" (octobre 2008), le magazine de la Caisse d'Allocations Familiales.

Lire d'autres articles sur les enfants >>>

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Association nationale pour les enfants intellectuellement précoces


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Douance


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Parents as allies


La lettre des parents


AFEP

SEMAINE 7/ lundi 13 octobre (AA)

— lecture/écriture Cuissart :
Révision de toutes les lettres déjà étudiées : i, n, u, m, o, r, a, p, e, d, é
Lecture de syllabes au tableau.
Copie sur l'ardoise de syllabes.
+ découverte leçon 12


— écriture/graphisme :
Sur notre cahier d'écriture à réglure double-ligne 3mm. Tracé au crayon de bois à mine 2B. De nouveau le "é" car des difficultés à tracer l'accent. Les modèles sont donnés au tableau noir. "é - mé - opéré ".
écriture du 0

— arithmétique Dupré : pages 24 rendre la monnaie + p135 dallage, graphisme
Arthur : exercice 2


— dictée : la pipe de papa

— vocabulaire :
Hermès épisode 30 "Où Apollon tombe lui aussi amoureux ".
+ découverte de Jungles mystérieuses


— lecture Delile : relire p 13 à 16 reprise des consonnes les associer avec les voyelles connues.
Erwan :
- Frédi, Suzette, ... n° 9 exercices
- Orthographe Delile pages 8 et 9

Arthur :
- 15 Histoires de Gros-Pia. n° 14 + 1à3p37
- MB p 14 + 1 et 3p13
- Orthographe Delile page 11


— calcul : manipulations avec la balance en rapport avec les calculs du fichier


— mémoire : comptine " la ronde des mois"

- anglais : comptine "rain, rain, go away"


— eps : endurance


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TRAVAIL en FAMILLE 1/4 d'heure MAXI

Pour mardi 14 octobre 2008 (avec JPP)

- lecture Cuissart : leçon 12

- lecture Delile : relire p 13 à 16

- fichier de mathématiques : relire p 24 et 135

- RETOUR DES LIVRES DE LA BIBLIOTHÈQUE LE 24 OCTOBRE.
PISCINE VENDREDI 17 OCTOBRE

samedi 11 octobre 2008

ÉCONOMIE


Dis Papa, c'est quoi l'argent ? >>>

Un documentaire de Paul Grignon

Bankster>>>


DE QUEL RÉEL CETTE CRISE EST-ELLE LE SPECTACLE ?
par
Alain Badiou, philosophe, romancier, éditeur
in, Le Monde du 18/10/2008

Telle qu'on nous la présente, la crise planétaire de la finance ressemble à un de ces mauvais films concoctés par l'usine à succès préformés qu'on appelle aujourd'hui le "cinéma". Rien n'y manque, y compris les rebondissements qui terrorisent : impossible d'empêcher le vendredi noir, tout s'écroule, tout va s'écrouler...

Mais l'espoir demeure. Sur le devant de la scène, hagards et concentrés comme dans un film catastrophe, la petite escouade des puissants, les pompiers du feu monétaire, les Sarkozy, Paulson, Merkel, Brown et autres Trichet, engouffrent dans le trou central des milliers de milliards. "Sauver les banques !" Ce noble cri humaniste et démocratique jaillit de toutes les poitrines politiques et médiatiques. Pour les acteurs directs du film, c'est-à-dire les riches, leurs servants, leurs parasites, ceux qui les envient et ceux qui les encensent, un happy end, je le crois, je le sens, est inévitable, compte tenu de ce que sont aujourd'hui et le monde, et les politiques qui s'y déploient.

Tournons-nous plutôt vers les spectateurs de ce show, la foule abasourdie qui entend comme un vacarme lointain l'hallali des banques aux abois, devine les week-ends harassants de la glorieuse petite troupe des chefs de gouvernement, voit passer des chiffres aussi gigantesques qu'obscurs, et y compare machinalement les ressources qui sont les siennes, ou même, pour une part très considérable de l'humanité, la pure et simple non-ressource qui fait le fond amer et courageux à la fois de sa vie. Je dis que là est le réel, et que nous n'y aurons accès qu'en nous détournant de l'écran du spectacle pour considérer la masse invisible de ceux pour qui le film catastrophe, dénouement à l'eau de rose compris (Sarkozy embrasse Merkel, et tout le monde pleure de joie), ne fut jamais qu'un théâtre d'ombres.

On a souvent parlé ces dernières semaines de "l'économie réelle" (la production des biens). On lui a opposé l'économie irréelle (la spéculation) d'où venait tout le mal, vu que ses agents étaient devenus "irresponsables", "irrationnels", et "prédateurs". Cette distinction est évidemment absurde. Le capitalisme financier est depuis cinq siècles une pièce majeure du capitalisme en général. Quant aux propriétaires et animateurs de ce système, ils ne sont, par définition, "responsables" que des profits, leur "rationalité" est mesurable aux gains, et prédateurs, non seulement ils le sont, mais ont le devoir de l'être.

Il n'y a donc rien de plus "réel" dans la soute de la production capitaliste que dans son étage marchand ou son compartiment spéculatif. Le retour au réel ne saurait être le mouvement qui conduit de la mauvaise spéculation "irrationnelle" à la saine production. Il est celui du retour à la vie, immédiate et réfléchie, de tous ceux qui habitent ce monde. C'est de là qu'on peut observer sans faiblir le capitalisme, y compris le film catastrophe qu'il nous impose ces temps-ci. Le réel n'est pas ce film, mais la salle.

Que voit-on, ainsi détourné, ou retourné ? On voit, ce qui s'appelle voir, des choses simples et connues de longue date : le capitalisme n'est qu'un banditisme, irrationnel dans son essence et dévastateur dans son devenir. Il a toujours fait payer quelques courtes décennies de prospérité sauvagement inégalitaires par des crises où disparaissaient des quantités astronomiques de valeurs, des expéditions punitives sanglantes dans toutes les zones jugées par lui stratégiques ou menaçantes, et des guerres mondiales où il se refaisait une santé.

Laissons au film-crise, ainsi revu, sa force didactique. Peut-on encore oser, face à la vie des gens qui le regardent, nous vanter un système qui remet l'organisation de la vie collective aux pulsions les plus basses, la cupidité, la rivalité, l'égoïsme machinal ? Faire l'éloge d'une "démocratie" où les dirigeants sont si impunément les servants de l'appropriation financière privée qu'ils étonneraient Marx lui-même, qui qualifiait pourtant déjà les gouvernements, il y a cent soixante ans, de "fondés de pouvoir du capital" ? Affirmer qu'il est impossible de boucher le trou de la "Sécu", mais qu'on doit boucher sans compter les milliards le trou des banques ?

La seule chose qu'on puisse désirer dans cette affaire est que ce pouvoir didactique se retrouve dans les leçons tirées par les peuples, et non par les banquiers, les gouvernements qui les servent et les journaux qui servent les gouvernements, de toute cette sombre scène. Je vois deux niveaux articulés de ce retour du réel. Le premier est clairement politique. Comme le film l'a montré, le fétiche "démocratique" n'est que service empressé des banques. Son vrai nom, son nom technique, je le propose depuis longtemps, est : capitalo-parlementarisme. Il convient donc, comme de multiples expériences depuis vingt ans ont commencé à le faire, d'organiser une politique d'une nature différente.

Elle est et sera sans doute longtemps très à distance du pouvoir d'Etat, mais peu importe. Elle commence au ras du réel, par l'alliance pratique des gens les plus immédiatement disponibles pour l'inventer : les prolétaires nouveaux venus, d'Afrique ou d'ailleurs, et les intellectuels héritiers des batailles politiques des dernières décennies. Elle s'élargira en fonction de ce qu'elle saura faire, point par point. Elle n'entretiendra aucune espèce de rapport organique avec les partis existants et le système, électoral et institutionnel, qui les fait vivre. Elle inventera la nouvelle discipline de ceux qui n'ont rien, leur capacité politique, la nouvelle idée de ce que serait leur victoire.

Le second niveau est idéologique. Il faut renverser le vieux verdict selon lequel nous serions dans "la fin des idéologies". Nous voyons très clairement aujourd'hui que cette prétendue fin n'a d'autre réalité que le mot d'ordre "sauvons les banques". Rien n'est plus important que de retrouver la passion des idées, et d'opposer au monde tel qu'il est une hypothèse générale, la certitude anticipée d'un tout autre cours des choses. Au spectacle malfaisant du capitalisme, nous opposons le réel des peuples, de l'existence de tous dans le mouvement propre des idées. Le motif d'une émancipation de l'humanité n'a rien perdu de sa puissance. Le mot "communisme", qui a longtemps nommé cette puissance, a certes été avili et prostitué.

Mais, aujourd'hui, sa disparition ne sert que les tenants de l'ordre, que les acteurs fébriles du film catastrophe. Nous allons le ressusciter, dans sa neuve clarté. Qui est aussi son ancienne vertu, quand Marx disait du communisme qu'il "rompait de la façon la plus radicale avec les idées traditionnelles" et qu'il faisait surgir "une association où le libre développement de chacun est la condition du libre développement de tous".

Rupture totale avec le capitalo-parlementarisme, politique inventée au ras du réel populaire, souveraineté de l'idée : tout est là, qui nous déprend du film de la crise et nous rend à la fusion de la pensée vive et de l'action organisée.

Alain Badiou, philosophe, romancier, éditeur

vendredi 10 octobre 2008

SEMAINE 6/vendredi 10 octobre (AA)

— lecture/écriture Cuissart :
Révision de toutes les lettres déjà étudiées : i, n, u, m, o, r, a, p, e, d, é

Copie sur l'ardoise de syllabes.


— écriture/graphisme :
Sur notre cahier d'écriture à réglure double-ligne 3mm. Tracé au crayon de bois à mine 2B. Aujourd'hui le "d". Les modèles sont donnés au tableau noir. "é - réparé - épi".
+ Une frise décorative pour achever la journée.


— arithmétique Dupré : page 23 "autant que"


— dictée préparée : (sur l'ardoise) "l'orme rare"
A retenir : Une phrase se termine toujours par un point.

— vocabulaire :
Hermès épisode 29 "Au cours duquel Zeus tombe amoureux d'Europe".
Hermès a vu comment Zeus est tombé amoureux d'Europe et a réussi à l'enlever."

- BIBLIOTHÈQUE : les enfants ont découvert la bibliothèque et emprunté un livre. RETOUR IMPÉRATIF LE 24 OCTOBRE.

— lecture Delile : révision p 13 à 16
Erwan :
- Frédi, Suzette, ... n° 9
- Orthographe Delile pages 7 et 8

Arthur :
- 15 Histoires de Gros-Pia. n° 13 + 3p35
- MB p 12-13 + 3p13
- Orthographe Delile page 10


— calcul : manipulations individuelles au boulier, travail sur la balance


— mémoire : comptine " la ronde des mois"

- anglais : comptine "rain, rain, go away"


— musique : avec Nicolas + découverte du théâtre


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TRAVAIL en FAMILLE 1/4 d'heure MAXI

Pour lundi 13 octobre 2008 (avec AA))

- lecture Cuissart : revoir leçon 11

- lecture Delile : relire p 13 à 16

- fichier de mathématiques : relire p 23

- RETOUR DES LIVRES DE LA BIBLIOTHÈQUE LE 24 OCTOBRE.